B u d g e t   d u   v o y a g e

                                  Voilà bien le moins captivant de tous les onglets. Plus mauvais que les précédents, c'est possible ? Certainement. En v'là du pire en v'là !

La dame sous cette pierre tombale, une arrière grand tante je crois, se fiche bien aujourd'hui, c'est une certitude, du prix du pôt à lait en aluminium, un article d'une modernité folle, qu'elle aurait pu acheter quelques temps après son mariage entre les deux guerres, 70 et 14 s'entend. Ceci grosso modo, je suis nul en histoire ; déjà j'ai des difficultés à l'encontre de  la mienne. Donc parlons dineros qui passionnent tant l'être humain, surtout ceux qui en ont. Ce me donnera l'occasion d'afficher quelques jolies tableaux sous tableur, tel un tabloïds attablé (je table sur la nullité) mais j'aime assez les tableaux, voire même une jolie carte, tel un carteur cartoï ... (carton nul) mais j'aime assez les cartes.  Hors donc, combien ça va coûter tout ça ? Partons d'un assez bon vélo à 6000€ pour minimum 40 ans d'action, le triple de service en comptant l’entreposage et 600 000 kilomètres. En mois, le prix de revient batifole, du verbe bâtir, issu du vieux latin bâtir qui signifie bâtir et du post fix foler qui ne signifie rien, avec les, bon an mal an (éviter les jeux de mots trop simplistes, pléthore ici), 12€50 par la durée sus nommée en extrême primauté de cette phrase trop longue. Ô temps suspend ton vol, autant dire rien par rapport à un camping-car, même carburant au chouchen, au poiré, au pommeau (pas au calva, ça calamine) ou au pineau poitevin (alors que le cognac charentais, non) de contrebande. A ce propos, une franche digression, sais-tu pourquoi la colossale fraude typiquement française (en commun avec nozamirussaussi) du manque à taxer l'alcool non déclaré reste toujours impunie ? Parce que les autorités cherchent du côté de ceux qui le boivent !!! Comme toi je m'esbaudis de vérités ébaudissantes. Hors les murs, redondons donc, or les soldes reviennent à pile-poil un centime entier le kilomètre, ce qui place le métal à peau de chagrin au kilo, moins que l'usure de la semelle d'une godasse même roulée sous une seule aisselle mêlée de follicules pileux ("Sébastien, cesse") : c'est vous dire si la paire est tombée bas !

La plus grande chèreté demeure la Norvège, l'un des onéreux cinq premiers au monde, là où je séjournerai le plus durablement... Je connaissais cette double complication ce qui m'a conduit pour partie à valider mon choix conscient et désiré d'autonomie. Sur la durée totale du voyage en 232 jours approximatifs, la Norvège pèse un tiers du temps (76 jours égal 33%) mais devient plus de la moitié du budget (56%) à cause d'un indice 172 en épicerie : dotée d'une valeur en

France, il convient de dépenser 72% de plus en Norvège. Mon alimentation s'avérant vouée à morne similitude,  sauf chance piscicole, l'ensemble des lignes s'affranchit de l'énorme disparité du coût de la vie entre les différents pays et de la disproportion de durée de chacun d'eux. Que n'eut sise le cap nord en Estonie ou en Pologne ? On y débourse deux fois moins ou on y mange deux fois plus ! Gageons de la conjecturale éventualité d'y boire.

La deuxième approche sera de statuer sur une autre durée, non pas d'un pays à l'autre, mais celle de la globalité du voyage, cause principal de modification de budget. On connait la durée courte, 7 mois, nécessaire à l'amplitude du parcours sans grande latitude à s'éterniser. celle de la durée longue, 9 mois, pour un retour à l'équinoxe d'hiver. Reste où ; puisque les coûts diffèrent. Repu de froid, je me verrais bien goûter plus durablement à de meilleures températures estivales dans la région des lacs du sud de la Finlande

(coût x 1,08) d'août et des pays baltes (x 0,54 ; 0,64 ; 0,69) avant le retour des frimas automnaux. 

Le troisième point concerne le budget principal qu'est la nourriture fixé à 10€ par jour, en pouvoir d'achat français.

Les frais annexes peuvent se subdiviser entre " les extras", " bacs et ferries ", " carburant du réchaud " et " campings ".

Les extras sont trouvés sur la base additive de 10€ par jour de repos, dans l'idée d'améliorer le quotidien. On saura que c'est d'ailleurs approximativement le prix d'une seule bière 2°5 au service en Norvège !

 

Le budget des transports n'est qu'une simple addition, sans objet avec l'indice épicerie et en valeur propre à chaque pays concerné.

Le budget carburant, pour le réchaud, fait varié le nombre de remplissages du réservoir tous les 10, 8 ou 6 jours avec un coût indexé sur l'indice des carburants.

  

Le budget camping frôle l'impossibilié à évaluer : je ne sais pas combien je vais en utiliser. Quelle sera mon besoin en douche chaude, ou comment vais-je réellement m'adapter à la toilette de pied en cap  

dans l'eau froide, sans grand problème ; par temps froid, plus difficile à affirmer ! Quelle sera la part payante en camping de gratuite chez l'habitant ? Vais-je réellement braver tous les jours l'interdiction de camping sauvage en France, Belgique, Pays-Bas et Allemagne pour rechercher celle tolérée de bivouac avec les contraintes difficiles qui s'y attachent ? Quel le prix réel d'une nuit de camping en Norvège et Finlande où les tarifs des sites sont affichés par véhicule ? Quelles variations de saisonnalité appliquer ? Aussi j'ai choisi par défaut, sans certitude donc, deux nuits par semaine ; avec des bases France à 6€50, 7€ et 7€50 indexées sur 3 bases différentes.

 

 

Le budget global s'établit donc ainsi :

En synthèse, les dépenses totales ramenées à la journée sont de 16€78, 16€62 et 16€53 pour une moyenne générale à 16€64 de presque 15% supérieure à la France.