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Premier voyage test

de Romans-sur-Isère dans la Drôme à Nantes en Loire-atlantique

précisément  Chatuzanges-le-Goubet à Mauves-sur-Loire 

du 28 octobre au 13 novembre 2022

16,5 jours (prévus 15 maximum)

985 km(prévue 1000)

3665 mètres de dénivelé cumulé positif (DC+3665)

moyenne 59.7 km par jour (prévue 60)

plus petite journée 25 km, plus grande 87 km

moyenne 4 h 4 mn par jour de vélo en mouvement (prévue 4)

moyenne 14 km/h (prévue 17 minimum)

zéro jour de repos (prévu 1 ou 2)

carte ci-après, qui peut mettre quelques secondes à s'ouvrir

 

Compte-rendu

cliquer ici

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J'ai commis toutes les erreurs possibles. Dans le but de m'aguerrir, je me suis chargé de tout le matériel complet comme pour mon futur grand voyage ; un surpoids de 7kg, affiché sur la balance de la poste de Trévoux pour renvoi à domicile en début de 6ème jour. D'autant que j'ai œuvré avec un surpoids personnel de 20 kg (j'ai arrêté de fumer) pour n'en perdre que 5 durant ce périple : on traverse de nombreux territoires producteurs de fromages.

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Bilan : 20 moins 7 moins 5, je me suis trimbalé 8 kg de trop, c'est énorme, usant, exténuant. Pour parachever l'ensemble, au lieu de rejoindre dès le début la ViaRhôna du côté de Bourg-lès-Valence, j'ai opté pour la visite des "Terres froides", ces contreforts du Vercors, par ailleurs d'une beauté inouïe, en partant plein Est, puis Nord ! Durant le deuxième jour j'ai fini par faire un refus d'obstacle après le col de la Madeleine, 9 km avant Roybon, en cédant aux chants de la descente d'une demi-journée vers la vallée du Rhône en direction de Tournon.

 

1er bivouac

Un poil au nord de la Combe du Nant, après le hameau Les Pinets, commune de Saint-Lattier (38 Isère, en partant du 26 Drôme)

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Il est vrai que partir à 16 heures de l'atelier Vagabonde n'était pas forcément du meilleur auspice la veille du changement d'heures, et sans prendre en compte que le soleil se couche plus tôt à l'Est. Après un fort beau cheminement parmi les champs de noyers (AOC noix de Grenoble) en plusieurs alternance des rives de l'Isère, commence la montagne où le soleil se fait rare avec pourtant seulement, je viens de regarder à date et lieu par rapport à Nantes,

un coucher de l'astre 23 minutes plus tôt... mais accentué par l'ombre portée de l'ubac. Je prends conscience de l'urgence à trouver un terrain plat et caché pour bivouaquer au moment d'attaquer une franche et durable côte, à tel point que j'en gravis une partie à pied non sans m'exploser un mollet sur la pédale attenante, bordée sans cesse à ma droite de falaises, à ma gauche de précipices. J'ai fini par dénicher un lieu adéquat à la lampe frontale et montée derechef la tente. Dîner ? Rien, au duvet direct et il n'a pas fallu me bercer.

Superbe réveil, jolie paysage, brume qui laisse poindre des rayons solaires, au bord d'un chemin oublié... peuplé de nombreuses voitures énormes de chasseurs ! Tous me saluent avec sympathie, l'un s'inquiète du froid nocturne, un autre m'avertit que sera positionné près de moi un guetteur armé au cas de charge d'une meute de sangliers. Allez savoir pourquoi, j'ai plié rapidement.

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2ème jour et bivouac

Je ne me trouvais aucunement au point culminant mais au creux une sorte d’aplat. Ensuite ça grimpe sans cesse au cœur de ces contreforts magnifiques, sous un soleil matinal de plomb, observatoire hors norme pour  contempler d'une part le Vercors et se faire doubler fréquemment aussi par de nombreux cyclistes du samedi, genre lièvre bariolé même pas sur le grand pignon, presque tous avec un bonjour ou un "allez, courage". J'ai nettement entendu l'un d'eux dire à son collègue "j'pensais pas qu'y aurait des tortues à sacoches" ; il faisait sans doute référence à la saison avancée, habituellement ici débarrassée des touristes. Vers 15h, j'ai opté pour redescendre vers le Rhône... le premier jour du changement d'heure. Au quasi crépuscule, vers 17 heures (!) j'ai déniché le lieu idéal, bien caché dans un bosquet, à Saint-Donat, le long de l'Herbasse, un peu trop proche de la D67. Bien décider à dîner cette fois, j'opte pour une petite balade qui, ne souhaitant pas faire demi-tour, à durer une bonne heure, terminée à la lampe frontale : bis repetita.

3ème jour et bivouac

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