Tour d'Europe du nord
boucle au départ de Mauves-sur-Loire
semaines 14 à 18
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Lundi 17 juillet
Il a beaucoup plu une grande partie de la nuit. J'ai plutôt mal dormi, assez angoissé par les bruits de la ville. Au moins j'ai compris qui était cette femme qui me parlait dans mes rêves : l'annonce de la station durant l'arrêt du bus, derrière un rideau d'arbres ! J'ai plié plutôt sec grâce au vent et malgré quelques gouttes. L'objectif de la journée dans une grande ville demeure les réparations mécaniques mais l'unique atelier vélo du centre ne peut et ne veut rien pour moi : le mécano est en vacances. Je croise cependant un Nantais qui vient d'acheter une roue (axe cassé) qu'il change lui-même sur le trottoir, comprenant démontage de la cassette de pignons à la clé-à-fouet : j'ai pris une leçon. Je me rends ensuite à l'extérieur de la ville en contournant nombre de lacs et baies marines pour atteindre une zone commerciale gigantesque, de l'ordre d'Atlantis à Saint-Herblain. Un des quatre magasins de sport m'aide réellement en téléphonant à son collègue de même enseigne (XXL) à Umeå (j'y serai dans une semaine) pour qu'il commande une référence (marque bbb, premier prix), équivalente (???) à la mienne (X2 de Hope). Je passe ensuite plusieurs heures dans la cafétéria d'un hyper au wifi gratuit pour boucler la semaine 17. Pris de flemmardise, je pousse, heureusement dans la bonne direction, jusqu'au seul camping de la ville : 389KRS, soit 34€ la nuit, record absolu de vol manifeste. Donc je prolonge ma sortie de ville ans le but de rejoindre l'EuroVelo 3 (EV3), malheureusement sous un ciel franchement menaçant que j'anticipe aisément par vent important de face. J'opte, c'est un raccourci, durant plusieurs kilomètres pour un chemin privé interdit aux engins à moteur (donc autorisé aux vélos...) séparant non loin de la grande route E4, des champs marécageux inexploitables d'avec la forêt. Je visualise deux places possibles pour y planter ma tente si le lieu-dit à venir n'offre pas de meilleur emplacement. Je parviens en fait au cœur d'un magnifique village. Un couple de joggeurs me renseigne quant à la possibilité de planter n zone forestière juste attenante aux dernières maisons. Tous renseignements bien assimilés, au moment des remerciements, la dame me recommande de ne pas trop s'éloigner de ces habitations. Pourquoi ? Parce qu'on a vu il y a trois jours une ourse et son petit sur l'unique chemin du bas, celui qui longe l'E4 de Luneå à ici ; chemin désormais interdit pour cette raison. Celui que je viens d'emprunter ! Celui où j'ai failli dormir ! Comment dire : une peur rétrospective m'envahi. Je plante au milieu du village, en bord d'ère de jeu de l'école en vacances, à moins de 200 mètres de plusieurs habitations, bravant ainsi la restriction au droit constitutionnel des pays Scandinaves (1). Je m'en fiche. J'en ai ras la casquette de ces histoires d'ours. Le soir, je discute avec deux adolescentes basketteuses de 13 ans aux questionnements intarissables: leur anglais est excellent.
JE M'APERCOIS QUE JE N'AI FAIT AUCUNE PHOTO LE 17
Mardi 18 juillet
Je commence par un café et les toilettes dans le bâtiment d'une supérette, tout en rechargeant les batteries. Pour éviter la dangereuse E4, je circule désormais plus scrupuleusement sur les itinéraires cyclables, majoritairement l'EV3, inscrite seulement sur la carte (fond OpenRunner sur LocusMap) qui se confond souvent avec les trop discrètes et trop peu fréquentes balises physiques "Cykelspåret" n°20, parfois 19. La pluie me rattrape malheureusement (c'est quand l'été ?) à Öjebyn, banlieue Nord de Piteå, dont le centre de plusieurs siècles, formé alors de maisons accolées (!!! en Scandinavie) intégralement en bois, me ravit, bien plus que la Norvégienne Rojos pourtant inscrite au patrimoine matériel mondial de l'UNESCO. Dans la nouveau centre, à l'abri de l'ondée sous l'appentis de l'enseigne ICA au wifdi sans code, je détermine deux choix possibles :
> a) trouvé sur "vindskyddskartan.se", à 3 km au Nord-Ouest, à l'inverse de la prochaine direction, un abri gratuit (shelter, campfire) avec toilettes, au bord d'une plage avec lac.
> b) 7 km au Sud-Ouest, dans la bonne direction, un camping mal noté.
Je choisis le camping. J'y parviens trempé. Il s'avère désastreux, en immédiat bord d'E4 (bien plus à l'écart sur GoogleMap), cher (250KRS=22€) et sans wifi. Je refais le chemin inverse puis jusqu'à l'abri : 17 km au lieu de 3, sans compter 10 autres demain sur le même parcours !
La soirée a été marquée par des echanges, croissants en intérêts et durées, avec plusieurs baigneurs (si, si) à approximativement 21, 22 et 23 heures. D'abord deux amis d'environ 20 ans, blonds aux yeux bleus, ensuite un couple de 25 ans, pour terminer deux frères réfugiés Afghans, dont seul l'ainé de 30 ans parlait Anglais.
Il est 23h45, à l'aide de mon téléphone je finis mon brouillon (là, je recopie) sous la pluie sonore du double-toit trop tendu, doublée par la couverture en taules de l'abri attenant. Une nouveauté de surcroît : il fait plutôt sombre, pas noir (de 23h30 à 1h30, dixit Windy). Le problème ? Les prévisions météo sont désastreuses : pluie (chaude, 17°) pendant 5 jours, summum jeudi et dimanche.

étude de cas (message personnel) sculpture monumentale assemblée sur bois




il pleut d'où je viens

les pistes de moto-neige : l'une le long de la rivière, l'autre perpendiculaire... sur la rivière qui sera gelée et enneigée !

détail d'une ancienne bâtisse en reconstruction avec principalement les matériaux d'origine

suite longue discussion et visite avec un agriculteur :
silo à ensilage de foin frais de 1982 (alors tout en bois)
base d'un autre silo de 1944
déplacement et reconstruction d'une grange (porche central aux montants de biais)
datant de 150 ans



autrefois des petites granges à foin partout dans tous les champs (multiplication des lieux pour minimiser le transport et les incendies)
aujourd'hui des ballots blancs partout et des granges qui s'écroulent





étude de cas : maison à vendre




très fréquent : clôture (à l'origine anti rennes) de propriété avec les cimes et branches de sapins

le lac et sa plage où je plante...

une rue d'avant guerre à Öjebyn

...la haut, derrière l'abri
Mercredi 19 juillet
J'attends bêtement 2 heures dans la tente que la pluie cesse pour m'apercevoir trop tardivement qu'elle provenait de l'égouttement des grands arbres secoués par le vent. Cependant la météo est formelle : il va pleuvoir, au plus tard à 17 heures. Je fonce donc, d'abri en abri, surveillant les nues. Il ne pleuvra jamais. À 80 km, je m'arrête en bord de mer sans varech qui ressemble à un lac : les eaux du golfe de Botnie (Bottenviken en Suédois, Peråmeri en Finnois) au Nord d'une ligne Umeå Waasa, sont parmi les moins salées au monde. Pourtant annoncées, l'abri est sans toilettes. Les soirs de déception ou de moral un peu bas, j'applique toujours la même recette : manger chaud. Ce soir, ce sera œufs durs, riz (avec la même eau de cuisson précédente) additionné d'un reste de gouda (râpé qui s'est compacté) et de "kaviar" : un truc hyper bon, hyper pas cher (1€ les 250g) en tube aluminium polluant, hyper salé (5ème ingrédient) et hyper industriel (soja, pomme-de-terre, tomate, antioxydant, conservateur) constitué principalement de laitance de morue (œufs de cabillaud). Je prépare aussi pour demain matin le café soluble bouillant, transvasé dans la thermos, avec l'eau de cuisson (non salée) du riz, elle-même des œufs...
La baisse de moral provient surtout de l'annonce formelle de la nuit (environ 3 heures), composée d'une heure d'obscurité encadrée par deux heures (1 de chaque côté) de "nuit grise". Les temps arrivent d'anticiper les lieus de plantages pour éviter de les rechercher à la frontale.


exemple de panneaux des chemins de randonnées
les "Solenderleden"
bien choisir ses arrêts parmi l'omniprésence de forêts : ici un ancien lac. On marche sur d'énormes épaisseurs végétales inexploitables.

plantage du soir. Dans un sens...

...et dans l'autre.

la brume se lève
quand je vais me coucher
Jeudi 20 juillet
Il n'a pas plu, j'ai plié sec. Je pars à 10 heures, comme hier sous ciel très chargé, en additives prévisions de très intenses pluies dès 11 heures. Mais ce sera comme hier, probablement pas la moindre humidité. À moins cinq, alors que je viens de passer sous l'E5 (la cyclable oscille des deux côtés de la route principale) et que je découvre un self-épicerie ; les vannes célestes s'ouvrent en grand, très grandes. J'y ai fini d'écrire directement sur le site J'attaque les photos, il est 15h30, il ne s'est toujours pas arrêté de pisser dru. Je décolle à la faveur d'une accalmie que je pense brève. Malgré un ciel menaçant de tous côtés, noir de l'origine du vent, le robinet restera fermé. Je plante dans un bel environnement, avec toilettes, table, mais surtout une cabane à feu.

à nouveau, ici à dans la belle grande ville universitaire de Skellefteå, un très grand quartier ancien



le "camp site" idéal
Vendredi 21 juillet
J'aime assez une météo encore bien chargée toute la journée, puisque ni fraîche ni pluvieuse, pour une route en terre battue bien damée, sans trop de gravillons ni traces de chenilles. Parvenu à Burträsk, une bourgade en bord de lac, un édifice vaguement familier m'attire, pouvant correspondre aussi à ma recherche d'un café. Il s'agit d'une laiterie aux fromages dont je connaissais le visuel : une couronne dorée sur fond noir. L'endroit débute par un grand hall d'expositions et effectivement un lieu similaire à un salon de thé où on consomme surtout des glaces et pâtisseries, des boissons sans alcool et un choix restreint de tartines et salades. Ici, spécifiquement, s'ajoute la vente de leurs fromages et la dégustation... Le lieu me plait donc, d'autant que le café, toujours en libre service, est gratuit à partir du deuxième, la recharge électrique et le wifi libres.
En sortant à la fermeture (16 heures, arrêt du travail, partout en, Scandinavie, sauf les supérettes), je constate l'affichage d'un concert gratuit de rock/blues dans un parc, ce soir à 19 heures. Si l'unique camping de la ville se révèle peu onéreux, aucune chance me dis-je, je reste ici pour la douche, la lessive, le repos ; d'autant que les prévisions sont formelles : retour de la pluie demain.
Je plante au camping (bondé !) douche incluse pour 130KNS (11€50), mais surtout un festival de musique traditionnel en cours le jouxte immédiatement. Il s'agit d'une grande place herbeuse, ceinte de plusieurs bâtiments, certains particulièrement anciens, avec plusieurs lieux de représentations, ateliers d'artistes, expositions, jeux pour enfants, stands de produits locaux, etc.
Après la douche, priorité au concert à l'autre bout de la ville. J'y passe une soirée exceptionnelle. Au retour, musiques traditionnelles puis bal d'arts et traditions populaires où les groupes se succèdent tous les 30 minutes, exactement, et jusqu'à minuit. On m'invite à danser pour deux danses. J'en bave pour la première (une phonétiquement "polska") qui n'est pas un pas de polka, doublée par intermittence avec un pas à trois temps, un rapide et l'autre lent sur deux temps, en jambes opposées avec la partenaire. Plus facile la deuxième, une polka à deux pas qui serait une polka piquée en Poitou. Ici le piqué est remplacé par un autre mouvement spécifique.


au cœur du jardin du lycée planté de pommiers
"Mona and the icibrakers"


une des salles de danse, ici la plus grande, hexagonale, entièrement de bois, à un rare moment avec peu de monde pour se rendre compte des proportions. Puis un groupe parmi de très très nombreux.
Samedi 22 juillet
Journée sous l'emprise de la flemmardise sans scrupule (je commence juste à y parvenir) et de la pluie sans discontinuer, battante jusque vers 17 heures, crachouilleuse jusqu'au lever le lendemain. Pourtant je l'ai adorée, je la chéris encore en souvenir. Ici, l'ensemble des intervenants, majoritaires, les spectateurs, les exposants et les organisateurs doit compter 200 personnes au maximum. Tous se connaissent plus ou moins : ce festival a lieu tous les ans depuis 2011 et le monde des bals folks et musicos d'arts et traditions populaires est petit. D'ailleurs, à la réception du camping, on m'a pris pour un festivalier : la deuxième nuit à 50KRS (4€50 !!!). Hier, tous se sont habitués à ma présence incongrue, mon habillement décalé (guêtres, cuissard cycliste). Aujourd'hui je fais partie du paysage, pantalon bicolore norvégien (donc pas du tout suédois), parka maculé vert pomme verte et un des rares sans parapluie. Une des "maisons à danser", celle sans sono, à la scène couverte mais à la piste à ciel ouvert, se voit convertie pour cause d'intempéries en salle de pique-nique. J'y déjeune avec un peu de pain et fromage (détail qui aura son importance demain). Surtout l'endroit est bardé de prises électriques , et un seul coin, oh merveille par sa proximité avec le kioske de réception du camping de l'autre côté du mur de bois et du chemin, laisse passer le wifi. Reprenons : je suis abrité de la pluie, j'ai une vue sur une des scènes, je recharge les batteries, j'ai du wifi. Ma journée fut donc dévolue à l'alternance de spectacles tous gratuits (chants, instruments à bec, école de violon, diverses prestations de groupe... mais toujours beaucoup de paroles en Suédois), la mise à jour du site et quelques discussions dont une en Français avec une dame de 82 ans, née au Congo d'un couple de missionnaires protestants.
Le soir, je m'offre un plat en demandant devant la liste incompréhensible (hors burgers) "le plus traditionnel suédois". Je me suis vu affublé d'une assiette creuse contenant une grosse boule de mie de pain, tassée, cuite à l'eau. C'est pas bon (comme la tarte au concombre), du tout, mais après, effectivement, on a plus faim. Par contre elle baignait dans un mélange délicieux de compote de framboise et de confiture de fraise.
La soirée fut enchanteresse dans le plus grand bâtiment puis au sein de quelques autres ateliers. Décrire la musique traditionnelle rurale et la spécificité des pas d'une petite dizaine de danses différentes, le bonheur et le plaisir que j'y ai pris me parait presque impossible. Je me borne ici à l'inventaire de la composition des groupes qui se sont succédés toutes les demi-heures (très précisément, sans heurt, sans réclamation, sans tricherie : ce n'est pas un pays latin) pour le bal :
1er groupe : pas vu (je me suis fait prendre de vitesse)
2ème groupe : 2 violons, 1 harmonium à pédales, 1 contrebasse
3ème : 2 violons, 1 guitare acoustique, 1 basse acoustique, 1 accordéon chromatique
4ème : 1 violon, 1 machin (1)
5ème : 6 violons, 1 machin (1), 3 accordéon chromatiques et 2 accordéon diatoniques, 1 contrebasse, 1 hautbois, 1 voix féminine vaguement yodel
6ème : 2 violons
7ème : 1 homme seul, au centre de la piste, qui fait danser tout le monde avec sa voix vaguement yodel en alternance avec un harmonica (splendide, époustouflant)
8ème : 2 accordéon chromatiques, 1 contrebasse, 1 mandoline
9ème : un violon seul
> l'atelier où je suis resté le plus longtemps : bœuf 5 violons, 1 parfois 2 machins (1), 3 accordéon chromatiques, 1 trompette, 1 guitare acoustique, 1 harmonium, parfois un hautbois.
(1) ça pourrait ressembler de loin à une vielle sans roue, mais plus longue. Ce n'est pas un luth, ni une cithare. De près, ce pourrait être une sorte de violon mécanique. On voit pour la main gauche 1,5 octaves de 19 touches, mais en réalité il en existe dessous 4 rangées, soit semble-t-il 6 octaves pour 76 toutes petites touches ! Leurs rôles seraient donc soit de libérer certaines cordes, soit d'en rendre certaines insonores. Les cordes sont au nombre de 12 divisées en 2 groupes, plus 4 autres au centre comme bourdons d'harmoniques. La main droite tient un archet plus court que celui du violon. Un professeur de Français à la retraite, de plus de 70 ans (mais qui continue à travailler 4 heures par semaine) est venu s'assoir à côté de moi pour discuter. Concernant le sujet du machin, il me dit qu'il s'agit d'un instrument traditionnel spécifique Suédois, originaire du XVIIème de la région d'Upsala. Son nom (que j'ai oublié, genre phonétiquement niklararpa) signifie "harpe à clés" mais il ne s'agit pas de cordes pincées (peut-être toutefois une analogie avec le mécanisme de la harpe à pédales).

un des nombreux concerts


l'espace central
vidé sous la pluie


la salle de l'atelier "apprentissage ou leçon ?"
(exceptionnellement vide)

b a l e t l e m a c h i n

Dimanche 23 juillet
Ciel très chargé toute la journée, il aura la bonté de se retenir jusqu'au soir.
Le matin au camping, je prépare tout de l'intérieur de la tente. Le bazar s'accumulant, c'est toujours long et fastidieux lorsque je reste deux nuits au même endroit. Reste le pliage de la tente au double-toit humide que je repousse à juste avant le départ.
J'essaie la maison restaurant en quête d'un café. Fermée, pourtant je remarque des personnes qui s'y sustentent. La responsable m'explique qu'il s'agit de la cantine gratuite pour les musiciens intervenants, mais me propose un petit-déjeuner complet pour 80KRS (7€) : c'est surtout la composition qui me fait accepter. Dès ma validation, la personne me demande (en anglais) "Voulez-vous du fromage ?" et sans attendre ma réponse "Etes-vous Français ?" : elle m'avait vu hier manger mon pain et fromage quotidien et avait déduit que seul un Français pouvait en manger autant ! Le petit déjeuner est ici de type international mais tous avalent au début la même chose : du yaourt (blanc, nature, un peu liquide, un peu fermenté vaguement aigre) dans une assiette creuse. Ils rajoutent éventuellement de la compote de fruit rouge, des céréales ou des fruits. Ça se mange à la cuillère à soupe ou déposé sur une biscotte suédoise.
Le soir je me rends à un abri, plutôt vieillot et pas entretenu, qui me convient. En effectuant ma petite balade habituelle avant installation, je remarque que la commune a fait de gros efforts en équipements, qualité et quantité, aux bénéfices des jeunes et des écoles (l'extérieur est toujours ouvert, toute l'année, 24h/24, sauf pendant les cours). Hors dans ce cas, l'abri municipal (non pas "Komune" qui équivaut à un canton en France) est à l'avenant. Devant la seule (micro) supérette fermée au wifi ouvert (!), je fouille la carte. Bingo ! Un autre abri à 420 mètres : neuf, foyer central couvert, petits bois (bouleau) et bois secs (sapin, bouleau, merisier) à disposition, électricité (!) dans les vestiaires ouverts (et local de lance-à-eau) du terrain attenant de hockey sur glace. Je me délecte d'une belle flambée en regardant narquois tomber la pluie qui débute.

j'aurai dû planter là


c'est mieux ici
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